24.02.2009
15 années de coopération avec la Région de Kayes, au Mali
Que de chemin parcouru depuis 1994 et la signature du premier accord de coopération avec cette région enclavée du Mali, un des pays les plus pauvres de la planète !
Du 9 au 14 février 2009, une délégation de six élus du Conseil régional, conduite par Ginette Dhenin-Verbrugghe (Vice-Présidente Relations internationales) et composée notamment de Jeannine Marquaille (Vice-Présidente Transports) et d’Emmanuel Cau (Vice-Président Environnement) s’est rendue en région de Kayes. À l’ordre du jour de ce déplacement la réunion du Comité mixte de coopération et le renouvellement de l’accord cadre pour les 3 prochaines années. L’occasion aussi de rencontrer les partenaires, de discuter avec les opérateurs de projets et de visiter quelques unes des actions réalisées.
Zoom sur quelques réussites de cette coopération :
* la construction d’un nouveau bâtiment d’hébergement sur le site de la radio rurale de Kayes. Double objectif : d’une part être en capacité d’accueillir dans de bonnes conditions des groupes de jeunes ou de classes Nord-Sud du Nord-Pas de Calais et d’autre part former les artisans locaux et les apprentis aux techniques de bâtiment (maçonnerie, plomberie, électricité, carrelage, photovoltaïque …). Réalisé sous la forme d’un chantier école, ce bâtiment vient d’être inauguré. Il a permis la formation et l’alphabétisation de 42 artisans et de 84 apprentis, ainsi que la qualification de 28 formateurs locaux.
* le développement de la filière fonio autour de Kéniéba : le fonio est une céréale sèche traditionnelle en Afrique. Le projet, démarré en 2006, s’articule autour de la culture de cette graminée (sur 270 ha), de la création d’une unité de transformation (entreprise " Le Grenier du Paysan ") et de l’organisation de sa distribution (avec la coopérative Ethiquable). Certifiée bio et équitable, la production atteint son rythme de croisière et permet de structurer l’organisation des 685 producteurs, répartis sur 9 villages. A Kayes, l’unité de production emploie quarante personnes. La filière étant totalement malienne, la plus grande partie de la valeur ajoutée est maintenue sur place, permettant création d’emplois et réinvestissement en milieu rural.
* le désenclavement : en lien avec le projet fonio, un programme de désenclavement est en train d’aboutir. A proximité de Kéniéba, en haut de la falaise de Tambaoura (plateau où se cultive le fonio) vivent 30 000 habitants. La piste rurale qui y mène est impraticable pendant la saison des pluies, plaçant la population dans un grand isolement et freinant considérablement tout projet de développement. La construction des ouvrages de franchissement (radiers, empierrements, pont) prévue dans le programme repose sur un dispositif d’animation qui implique les autorités locales et les habitants, afin de déterminer la localisation des aménagements, leur priorisation, leur construction et leur mode de gestion. Aujourd’hui, le premier radier vient d’être inauguré, avec la participation active de la population !
Au travers ces différentes visites, la délégation du Conseil régional a pu mesurer l’implication locale particulièrement forte sur chacun de ces projets et constater les dynamiques de développement actuellement à l’œuvre.
Inscrite dans la durée, cette coopération va se poursuivre, comme le prévoit l’accord cadre signé pour la période 2009 – 2011 entre le Nord-Pas de Calais et la Région de Kayes.
Ginette DHENIN-VERBRUGGHE – Tél. 03 28 82 55 02
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19.02.2009
Intervention de Myriam Cau, séance plénière du 18 février 09
Le 18 février, le Conseil régional a débattu de la crise et de ses effets inquiétants sur l'emploi régional. Myriam Cau est intervenue pour le groupe des Verts lors des questions orales. Nous vous mettons ci-dessous le contenu de son intervention :
"Ce n’est pas la 1ère fois que notre région traverse une crise profonde dont elle ne détient pas les clés… Est-ce à dire que nous sommes perdus, spectateurs impuissant d’une liste qui égrène quotidiennement les travailleurs devenus chômeurs ?
Catastrophe et opportunité, c’est le même mot en grec, le même idéogramme en chinois… Il est probable que nous ne sommes pas dans la Nième crise cyclique de mutation et de réadaptation au sein d’un même modèle de développement. Les ressources s’épuisent, les équilibres naturels se détruisent tandis que la population mondiale s’accroît avec en ligne de mire le modèle de développement de l’occident…
La crise écologique est là, qui donne à la crise économique et sociale que nous connaissons une autre dimension, un autre enjeu. Le cours des choses ne se rétablira pas avec le rétablissement de la croissance, car la croissance même est en jeu dans un monde où les inégalités et les injustices mettent en tension les peuples, les blocs, les classes sociales… Et le monde que nous avons à bâtir devra être celui de la sobriété et de la solidarité.
Dans ce meilleur des mondes nous pourrons cultiver notre jardin, nos aptitudes créatives et relationnelles, car nous aurons des espaces de temps où nous pourrons nous mettre au service du bien commun : un enfant qui naît, un parent malade en fin de vie, une coopération en Afrique, un quartier en difficulté… Et ces espaces de temps compteront et auront de la valeur, car l’utilité sociale sera reconnue et un revenu lui sera accordé… D’ailleurs des plans régionaux et territoriaux de l’économie sociale et solidaires formeront la colonne de toutes les politiques publiques en faveur de l’économie, pour répondre aux importants besoins humains que le marché seul n’assume pas.
Dans ce monde, en gardant un lien avec son entreprise, on pourra préfigurer et tester une création d’entreprise, et être reconnu même en cas d’échec pour avoir essayé et donc avoir appris.
Dans ce monde être jeune ne sera pas un handicap, mais une richesse en devenir, à qui il sera permis de donner le meilleur d’elle même sur des projets d’utilité sociale et d’accès à l’emploi avec un revenu d’autonomie, et une seconde chance sera toujours donnée à un jeune pour se former.
Dans ce meilleur des mondes, nous pourrons travailler sans crainte d’être réduit à une simple variable d’ajustement de la stratégie ou de l’impréparation des entreprises, face à la nécessité d’assurer les dividendes. Car quand nous serons salariés, nous pourrons anticiper les mutations en nous formant sur les métiers de demain ou sur celui que l’on a toujours rêvé de faire, et nous renforcerons nos compétences selon un projet individualisé grâce à la continuité professionnelle mise en place par notre conseil régional.
Et quand toujours salariés, la crise sera venue, alors le licenciement ne sera pas une angoisse au creux du ventre mais une nouvelle étape de transition professionnelle et de reclassement, avec pour cela le maintien du salaire, un coaching et une formation de qualité, qui multipliera les chances de pouvoir retrouver un emploi, d’autant que finalement le contrat de travail n’aura pas été véritablement rompu.
Dans ce monde idéal, le contrat de transition professionnel n’aura pas été réservé aux habitants de Douai, Valenciennes et Calais situés du bon côté de l’échiquier politique partisan, non il sera accessible à chaque habitant de notre Région car l’Etat aura le souci de la justice sociale. Et si tel n’était pas le cas, le conseil régional compenserait cette injustice, en élargissant son dispositif de reclassement professionnel aux mêmes conditions pour que tous les salariés licenciés s’approprient leur devenir.
Dans un monde idéal, après cette période de transition, les gens qui resteront malgré au chomage, continueront d’être accompagnés par le Conseil Régional dans le cadre de sa politique de formation.
Dans ce monde là, chaque compétence sera valorisée car il n’existe pas d’être sans culture ou compétence. Une VAE plus simple et accessible s’appliquera aux bénévoles associatifs et aux femmes qui parfois restées dans leur foyer n’en ont pas moins été des chefs d’entreprise familiale.
Dans ce monde là, on accordera une importance prioritaire aux personnes les plus éloignées de l’emploi ou qui ont besoin d’apprentissage et d’éducation comme l’arbre a besoin d’eau pour fructifier…
Dans ce monde là, on marchera sur 2 jambes le social et l’économique et on aura la tête bien faite plutôt qu’un temps de cerveau disponible de consommateur panélisé. Et cette tête bien faite saura que la sobriété est la condition de la préservation de la planète.
Tel que je vous l’ai décrit ce monde rêvé a déjà commencé à exister: la continuité professionnelle et l’élargissement du contrat de reclassement en sont des nouveaux maillons … et le reste semble parfois à portée de main, car demain en mettant bout à bout tous ces éléments, nous aurions collectivement la possibilité de mettre en place le revenu universel, parachute non pas doré mais parachute d’égalité républicaine contre un engagement citoyen à travailler, à se former tout au long de la vie ou à être utile socialement…
- Alors voici ma 1ère question Mr Le Vice-Président, pouvez nous assurer que les mesures de continuité professionnelle et de reclassement, que nous soutenons fortement, s’inscrivent dans une articulation globale d’un ensemble de possibilité à tous les stades et statuts de la vie ? Quels moyens pouvons-nous réellement dégager pour être à la hauteur de ce nouveau défi?
J’ai une 2ème question, plus courte dans son explication.
Aujourd’hui des plans de relance sont annoncés et l’intervention publique est appelée au secours de l’économie, mais nous ne sommes pas surs que nous n’investissons pas dans la consolidation d’un modèle dépassé et coûteux pour notre environnement et au final pour nous tous.
A l’échelle de notre région, nous voyons bien qu’il existe des secteurs clés pour le développement d’emplois durables liés à un autre modèle de développement.
Le marché de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables au plan national, c’est 33 Mds d’€ et 220 000 emplois en 2007, tiré aux 2/3 par la demande des ménages. C’est déjà plus que l’industrie automobile. Le potentiel d’emploi le plus nombreux est celui lié à l’isolation. Les projections de l’ADEME annoncent à l’horizon 2012, autant dire demain matin, un potentiel de 89 000 emplois supplémentaires rien que sur le créneau de l’isolation résidentielle, et de 68 000 emplois supplémentaires sur les énergies renouvelables. Encore faut-il faire les bons choix, ce que ne fait pas l’Etat quand il investit 98% de la recherche sur l’énergie dans le nucléaire. Nous connaissons les potentiels, pour autant les circuits, les filières, les formations, les adaptations ne sont au rendez-vous.
On pourrait renouveler cet exercice prospectif sur l’éco-construction et les nouveaux matériaux. Pourquoi faire venir le chanvre d’isolation de Bretagne et ne pas le produire chez nous?
On peut aussi parler de l’alimentation santé. La filière de l’agriculture biologique patine malgré un développement à 2 chiffres de la consommation : quel triste constat écologique que de devoir importer de l’alimentation bio, dans une région qui bat des records de cancer, alors qu’une étude toute récente de la direction de la concurrence et des fraudes de Bercy nous montre que 70% des fruits et 40% des légumes contiennent des pesticides ?
- Alors voici ma 2ème question, Mr le Vice-président, les potentiels nous les voyons, mais nous avons besoin de mettre de l’intelligence collective en mouvement et de constituer des tours de table : quand et à quel rythme lancerez vous les opérations de développement prévues suite à la mission d’enquête sur les finalités de l’intervention publique dans l’économie, et précisément sur ces créneaux : alimentation biologique et santé, isolation, éco-construction, nouveaux matériaux, énergies renouvelables… ?"
12:47 Publié dans Interventions des élus lors des plénières | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.02.2009
Les éco-entreprises en développement
Intervention de Jean-François Caron lors de la séance plénière du 18 février dans le cadre de la table ronde "Le Nord Pas de Calais en action" :
"Le pôle des éco entreprises n’existait pas il y a deux ans. L’idée est née après un déplacement au Québec de permettre une alliance des réseaux d’entreprises.
A la base de la démarche, 3 constats :
- partir des besoins, notre région a besoin de reconquête en matière environnementale
- notre région était celle qui mobilisait le plus de financements publics dans le domaine économique
- la crise écologique et la crise sociale sont imbriquées et l’économie est obligée de s’adapter aux contraintes.
La question qui se pose aujourd’hui :
« Faut-il développer des sommes considérables mais en développant des modèles obsolètes ? »
Non, il faut investir dans les domaines du durable sans renforcer les causes qui produisent les conséquences négatives en matière de non durabilité.
Quand on parle de compétitivité, il faut bien savoir ce qu’on met derrière les mots car la compétitivité ne peut pas être basée sur une prédation des ressources ni avoir des conséquences sociales néfastes.
La compétitivité ne peut être que durable et robuste.
Dans les années 2000, une stratégie sur les éco-entreprises et sur les éco-industries a été mise en place : elle était nécessaire pour réparer mais elle était aussi porteuse d’opportunités de développement.
Un petit état des lieux à ce jour :
- une croissance de 4 % par an des éco-entreprises
- 600 éco-entreprises qui emploient directement 15 000 personnes
- 150 bureaux d’étude
- 60 laboratoires ayant une spécialité dans l’environnement (avec une difficulté néanmoins pour transférer ce qui se passe dans les labos sur les questions économiques)
- 30 formations supérieures en environnement
Comme tout secteur émergent, nous sommes face à un problème de taille, de masse critique, de visibilité, d’insuffisance d’anticipation technologique.
Le CD2E (Création et Développement des éco-entreprises) permet l’animation économique. Il a une fonction de veille et développe des services aux entreprises. Il met en place une vraie stratégie de réseau en connectant l’offre et la demande. Cette stratégie de réseau s’avère fructueuse.
On est arrivé à un pôle d’excellence.
Plusieurs clusters émergent :
- la centrale solaire sur les questions d’énergie,
- tout le domaine des analyses en cycle de vie (ACV)
- le secteur en développement de tous les éco-matériaux, gros enjeux pour la région (avec l’enjeu d’un retour aux circuits courts)
- secteur du traitement des sédiments
Pour conclure, nous avons là, un exemple de quelque chose qui est parti de rien, qui répond à des besoins avérés, qui fonctionne bien et qui est devenu autonome".
18:26 Publié dans Interventions des élus lors des plénières | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.02.2009
Inauguration d'un abri à vélos sécurisé
Ce vendredi 20 février 2009, Dominique Plancke, Président de la Commission Transports inaugurera un premier abri à vélos sécurisé en région Nord Pas de Calais. Désormais, en gare de Beaurainville, les voyageurs du secteur ont à leur disposition un abri éclairé, clos et sécurisé 24h/24h pour leur vélo. Le Conseil Régional propose ce service gratuitement. Il est ouvert à tous les abonnés du TER Nord-Pas de Calais et mis en service depuis le 12 janvier 2009 et accessible grâce à un badge personnel.
Cet aménagement dédié aux deux-roues en gare est le début (*) d’une longue série d’équipements pratiques favorisant l’intermodalité vélo + train. En plus du transport gratuit des vélos dans les TER, en plus des 36 gares bénéficiant déjà d’abris vélos simples (arceaux + couverture), l’offre de service se renforce désormais avec les abris vélos sécurisés. En 2009, 26 (**) seront installés et mis en service dans d’autres gares pour que les abonnés du TER puissent bénéficier d’un service de qualité supplémentaire.
* les 6 abris vélos sécurisés déjà installés : Maroeuil, Aubigny en Artois, Savy Berlette, Beaurainville, Caudry, St Pol sur Ternoise
** Liste des 26 abris vélos prévus en 2009 : Aulnoye Aymeries, Bailleul Nord, Bauvin-Provin, Bergues, Cambrai, Fourmies, Hazebrouck, Hénin-Beaumont, La Bassée, Bertry, Beuvry, le Cateau Cambrésis, Cuinchy, Leforest, Lesquin, Montigny en Ostrevent, Montreuil/Mer, Orchies, Ostricourt, Pérenchies, Salomé, St Omer, Tincques, Vimy, Wavrin, Wimille Wimereux,
15:53 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.02.2009
Séance plénière du 18 février 09
Une séance plénière se déroulera ce mercredi 18 février au Nouveau siège du Conseil Régional (151 avenue Hoover à Lille).
Les séances plénières sont ouvertes au public, vous pouvez donc y assister si vous le désirez.
L'objectif de cette séance est :
* De proposer une explication pédagogique sur les enjeux et priorités des Stratégies de Lisbonne (Innovation, Recherche, Développement de l'entreprise, capital humain) et de Götebord (Développement durable) et leur articulation avec les dispositifs et crédits relevant de la contractualisation CPER (Contrat de Projets Etat Région) / Fonds européens.
* D'illustrer ce cadre stratégique général par des exemples opérationnels et concrets de projets relevant de ces enjeux et susceptibles de bénéficier des crédits CPER/Fonds européens.
Au programme de la matinée (de 9 h 30 à 13 h), séance commune avec le CESR (Conseil Economique et Social Régional) :
- 9 h 30 : Introduction par Daniel Percheron et Frédéric Motte
- 10 h : projection d'un film introductif "CPER/Fonds européens, les outils leviers des objectifs de Lisbonne et de Göteborg"
- 10 h 05 : présentation par Jean-Jacques Malpot, Directeur régional de l'INSEE, des enjeux des stratégies de Lisbonne et de Göteborg et de la situation de la région Nord / Pas de Calais)
- 10 h 30 : table ronde "CPER/Fonds européens : 4 milliards d'euros, quels enjeux stratégiques ?"
(Jean-François Caron participera à cette table ronde)
- 11 h 30 : Débat avec la salle sur le thème "Le Nord Pas de Calais en action"
- 13 h : conclusions par Daniel Percheron
Au programme de l'après-midi (de 14 h 30 à 17 h 15)
- 14 h 30 : Accueil et introduction par le président de Région, Daniel Percheron
- 14 h 45 : Point sur la situation économique par Pierre de Saintignon, Vice-président "Développement économique, emploi, nouvelles technologies et formation permanente"
- 15 h 15 à 17 h 15 : Questions orales des différents groupes politiques.
16:59 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.02.2009
Empreintes Vertes, numéro 6
Support d'information du groupe des élus Verts au Conseil régional, Empreintes Vertes a pour objectif de recenser l'ensemble des actions et des résultats concrets obtenus, directement et indirectement par les élus Verts régionaux : dans les semaines écoulées, qu'a-t-on fait ? qu'a-t-on contribué à changer ?
Réalisations et influences effectives, indicateurs, décisions, des chiffres et des faits concrets...
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous découvrirez en avant première le numéro 6 d'Empreintes qui sort en ce mois de février.
Nous vous en souhaitons bonne lecture !
11:25 Publié dans Empreintes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




