26.06.2009

Intervention de Jean-François Caron, plénière du 26 juin 2009

1) En Matière de Développement Durable, la Région Nord Pas de Calais donne toujours le cap. Ce rapport DD des services que vous tenez entre les main est une première nationale pour une collectivité.

 

En effet, la loi sur les nouvelles régulations économiques du 15 mai 2001 a rendu obligatoire, pour les sociétés françaises cotées sur un marché réglementé, l'établissement d'un rapport annuel de leur gestion sociale et environnementale au travers de leur activité.

 

Mais, pour les collectivités, si la loi Grenelle II envisage de la rendre obligatoire pour les collectivités locales, force est de constater qu’aucune collectivité n’avait pris l’initiative de le faire… sauf la Région Nord Pas de Calais qui réaffirme sa longueur d’avance.

 

En rappellant que :

-         le 1er agenda 21 d’une Région date de janvier 2004

-         Première notation extra-financière : 1 ère en 2005 (AA+) et la 2ème avril 2008 (AA++)

 

 

2) Ce premier rapport DD des Services  est l’occasion de formuler plusieurs remerciements :

 

·        A Emmanuel Cau, car c’est sur sa proposition, que le comité de pilotage de l’agenda 21 régional à validé ce choix.

·        Au Directeur Général des Services, car en matière de DD dans les services, tout part de vous…

·        Pour l’encadrement de la démarche : la Direction du Développement Durable, de la Prospective et de l’Evaluation. Son directeur PJ Lorens, la chef de Service DD : Nathalie Holec et toute l’équipe DD

 

3) Ce rapport de 83 pages représente donc un travail très conséquent : d’information, de recherche, d’analyse, de synthèse et  c’est un document de qualité et attractif.

 

Il y a de réelles avancées :

 

Notre délibération qui réaffirme la volonté l’utiliser la commande publique comme levier du Développement Durable, l’intégration de clauses sociales et environnementales permet peu à peu de passer des marchés plus responsables.

Par exemple, nous avons maintenant la chance de bénéficier de repas partiellement bio pour nos plénières, 20 % de nos fournitures de bureau sont maintenant éco-responsables…

 

Dans le domaine de notre patrimoine, le diagnostic du Plan d’Economie d’Energie et d’Eau dans les lycées, initié en 2007 a permis de réaliser sur 20 lycées des travaux d’économie d’énergie pour 4, 5 millions d’euros en 2008. Cette démarche s’est étendue à 75 autres lycées.

 

Depuis septembre 2006, un Plan de Déplacement Entreprise régional est mis en place. Dans le cadre de la valorisation des transports collectifs urbains et du TER pour les déplacements professionnels, la mise à disposition de tickets de transports en commun a encore augmenté en 2008 passant de 2000 tickets à 3700. De plus, près de 700 agents dont 100 TOS sont concernés par la prise en charge à 75 % des abonnements transports collectifs domicile / travail.

 

En complément du rapport d’activité des service, ce rapport nous interpelle sur le niveau DD : jusqu’où nous devons aller

Prenons l’exemple des ressources humaines : Selon la loi nous devrions avoir 6 % de travailleurs avec un handicap, nous sommes à 3.5% aujourd’hui. Nous découvrons qu’une démarche volontaire est mise en place pour atteindre ces 6%. En tant que collectivité locale « de gauche », ces 6% doivent nous interroger. Les atteindre bien sûr, mais pourquoi pas 7, 8, 9 ou 10%.

 

Il y a aussi des domaines à intégrer ou à améliorer…

Toujours au plan des ressources humaines : La parité des agents de la Région ne peut pas qu’être quantitative, elle doit être aussi qualitative. Je pense à la parité homme/femme de notre institution pour des postes hiérarchiques équivalents…

 

A noter aussi que certains services n’apparaissent pas…

(cf l’agriculture qui a refusé de participer).

Il faut, Monsieur le DGS, que le prochain rapport n’oublie personne sur le chemin du Développement durable. C’est tous ensemble que nous relèverons cet engagement politique et ce beau défi.

 

Enfin, il faut que ce rapport connaisse une large diffusion bien concrète auprès de tous nos agents. Le Développement Durable en Région, c’est vous, c’est nous et c’est eux… et c’est d’abord un changement culturel dans la façon de concevoir nos politiques publiques.

 

 

En conclusion, Monsieur le Président, Monsieur le DGS, si le groupe des Verts vous a régulièrement interpellé sur ce sujet, c’est que nous savons bien que nous nous affrontons à l’inertie, voire à la résistance des systèmes. Nous nous affrontons parfois même à l’incompréhension sur les objectifs.

 

Le Développement Durable,

 

C’est une démarche pour un développement choisi et qualitatif et non le choix du toujours plus, quel qu’en soit le prix, sur le plan humain et environnemental. C’est donc un objectif plus compliqué que d’être dans une logique classique.

 

C’est une démarche qui pense long terme autant que court terme.

 

C’est une démarche qui questionne en permanence les effets collatéraux, les effets en chaîne des choix faits par l’Institution.

 

C’est pour cette raison que le Développement Durable réclame du temps, de la pédagogie, de l’expertise, de la militance mais surtout le Développement Durable réclame une véritable démarche qualité, pour mieux préciser nos objectifs et les résultats.

 

C’est pour cette raison que je concluerai en saluant les 33 référents agenda 21 de toutes les directions de la Région, et les différents porteurs de projets transversaux (Plan climat, agenda 21 lycées…)

 

Au total, voilà 40 personnes engagées pour le Développement Durable au quotidien.

Au nom du groupe des Verts, je les salue pour leur implication, leur mobilisation.

 

Question au Préfet sur les FFI (Faisant Fonction d'Interne)

Ce vendredi 26 juin, Michel AUTES pose - au nom du groupe Les Verts - une question sur les FFI (Faisant Fonction d'Interne) au Préfet de région. La voici :

"Monsieur le Préfet,

 

Il y a tout juste 6 mois dans cette même enceinte nous vous interrogions sur les solutions que vous comptiez mettre en œuvre pour pallier les problèmes de démographie médicale que rencontre notre Région.

 

Aujourd'hui c'est encore de ce problème que nous souhaitons vous entretenir, et plus particulièrement au sujet de ces médecins que l'on appelle les FFI, c'est-à-dire, faisant fonction d'interne.

 

Il s'agit de médecins d'origine étrangère, qui, ayant terminé leur diplôme en France, et obtenu leur A.F.S. (attestation de formation spéciale) ou A.F.S.A. (attestation de formation spéciale approfondie) sont recrutés par les hôpitaux pour occuper des postes vacants.

Je prendrai l'exemple de la radiologie. Dans beaucoup d'hôpitaux publics, les services de radiologie ne fonctionneraient pas sans la présence de ces médecins.

 

D'origine étrangère, certains sont des internes, d'autres des seniors venus compléter leur formation en France. Ces médecins qui, de fait, sont des praticiens hospitaliers de plein exercice, et certains mêmes des chefs de service, sont payés autour de 1 300 euros par mois, quand, je le rappelle un praticien hospitalier débutant gagne 3000 euros , et un radiologue exerçant dans le privé peut gagner jusqu'à 10 000 euros par mois.

 

De plus ces médecins, même s'ils  en remplissent les conditions, peinent à obtenir leur carte de séjour bénéficiant seulement de la prolongation à titre dérogatoire de leur carte d'étudiant. Certains vivent ici avec leur famille, dans des conditions précaires, tant sur le plan économique que juridique.

 

Je vous demande Monsieur le Préfet, de regarder avec attention les situations de ces personnes, indispensables aux fonctionnement de nos hôpitaux, afin qu'elles puissent exercer leur mission dans des conditions de sécurité personnelle et de dignité qui soient à la dimension des services qu'elles rendent à la population.

 

Je vous remercie."

Contact : Michel AUTES au 03.28.82.50.14

Question au Préfet sur l'éducation

Ce vendredi 26 juin, Catherine Bourgeois pose au nom du groupe Les Verts, une question sur l'éducation au Préfet de Région, Jean-Michel BERARD.

La voici.

 "Monsieur le Préfet de Région,

Nous avons été très attentif au rapport d’activité des services de l’Etat dans ce contexte économique et social particulièrement difficile.

Concernant la politique d’éducation et de formation des jeunes, nous ne pouvons que partager votre volonté de faire figurer la prévention du décrochage scolaire et la lutte contre les sorties prématurées sans qualification au 1er rang des priorités éducatives et le projet de signer prochainement, dans le cadre de la mission confiée à Monsieur Hirsch, une « convention de mobilisation pour l’insertion des jeunes » en est sans doute la meilleure preuve.

Néanmoins, au regard des priorités fixées, des réformes nous apparaissent incohérentes car elles risquent d’aggraver davantage le risque de sortie sans qualification.

 

En effet, comment garantissons-nous que les élèves les plus en difficulté et les plus éloignés du BAC ne se retrouvent pas totalement exclus du système scolaire par une sortie sans qualification, quand, pour les jeunes apprentis inscrits en BAC Pro nouvelle formule en 3 ans aucune certification  intermédiaire de niveau V n’est prévue?

Nous ne faisons au contraire qu’en accroître le risque....

 

Pour lire la suite de la question, cliquez sur le lien suivant :

 

CBourgeois questions au Pr-fet.doc

25.06.2009

Intervention de Dominique Plancke sur le compte administratif et le budget supplémentaire, plénière du 25 juin 09

"Monsieur le Président,

A cette heure tardive, je serai bref.

Le groupe des Verts approuvera le compte administratif 2008. Cette approbation est motivée par toutes les bonnes raisons évoquées par Bernard Roman, dont je salue la clarté de la présentation.

Contrairement à ce que prétends Monsieur Bataille, le très bon de réalisation du budget 2008 atteste bien que nos décisions politique sont mises en oeuvre concrètement.

Je rejoins Monsieur Brunelle sur l'importance de la part des collectivités locales dans les investissements publics. Ces investissements ont des conséquences concrètes dans le Nord Pas de Calais : la presse régionale rendait compte avant hier de la bonne santé de deux entreprises ferroviaires du Valenciennois : Alstom et Bombardier, qui ont embauché un salarié par jour ouvré en 2008 et comptent aujourd'hui 3400 salariés, pour faire face aux commandes de matériel des régions et des agglomérations.C'est aussi cela la réalité concrète du compte administratif et des 100% de consommation du budget transports.

Sur le budget supplémentaire, tout a été dit. Je souhaite juste apporter un éclairage sur les bases "non durables", non vertueuses, sur lesquelles s'appuie une grande part de nos recettes : les cartes grises et la TIPP. Elle sont en baisse déjà de 7 millions en 2009. Les Verts avaient exprimé leurs réserves lors de l'affectation de la TIPP comme une part importante des recettes des régions. 

Nos politique volontaristes (et qui coûtent cher) en faveur du train doivent, c'est notre volonté, faire baisser l'utilisation de la voiture individuelle et ont donc comme effet pervers de faire baisser nos recettes sur les cartes grises et sur la TIPP.  Plus nous investissons en faveur du développement durable, plus nous faisons baisser nos recettes !

C'est aussi pour cela que nous sommes opposés à la proposition de Nicolas Sarkozy de remplacer la taxe professionnelle par une taxe carbone.

Bernard Roman a aussi présenté un bilan intéressant de nos finances sur ces cinq dernières années (qui avait d'ailleurs déjà un petit parfum de campagne électorale). Nous sommes inquiets de la réduction de l'autonomie fiscale que ce bilan démontre, réduciton qui pour nous est aussi le signe de la baisse d'autonomie d'action des collectivités locales.

Le groupe des Verts approuve donc le copte adminsitratif 2008, le budget supplémentaire 2009 et toutes les délibérations qui leur sont liées."

Intervention de Dominique Plancke le 25 juin 2009 sur la délibération de candidature pour la décentralisation de ports intérieurs

"Monsieur le Président, mes chers collègues,

Comme d'autres l'ont fait avant moi, je veux souligner la qualité des interventions et des débats de la journée d'hier. Les absents ont eu tort.

 

Nous avons donc eu l'occasion de décrire le système logistique régional :

·        ses mots d’ordre que sont massification, intermodalité, organisation industrielle durable,

·        le décor qui s’offre à nous et qui s’enrichit, que sont le potentiel de Seine Nord et de la façade portuaire, de ces flux nord-sud qui irriguent l’ensemble du hub Nord Pas de Calais,

·        le système proprement dit, que sont les ports intérieurs, les plates-formes, le canal et les artères routières et ferroviaires.

 

Le groupe des Verts assume donc cette cohérence régionale, assurée depuis toujours par notre soutien aux infrastructures durables, instituée par le mouvement historique de la décentralisation, que nous avons anticipée pour le fer, assumée pour les ports, et que nous acceptons de poursuivre avec la prise de compétence des ports majeurs que sont Lille, Valenciennes et Béthune.

 

Pour autant, je voudrais rappeler la condition de son succès, que vous avez introduite hier mais qui n’est pas encore remplie, qui sera le moteur de ce système logistique à vocation intermodale, orienté vers les modes de transport durables : la régulation, les péages ou l’éco-redevance du transport routier et une tarification corollaire favorable des modes durables.

 

En effet, si Dourges prospère depuis son ouverture, si nos ports se sont développés mais subissent la crise autant que les autres, l’irrigation du système est toujours principalement routière. Le fret ferroviaire ne va bien nulle part et chez nous, c’est la branche Paris-Dunkerque de CNC qui a fermé il y a trois ans. De même, sur la voie d’eau, la navette Dunkerque-Lille de l’opérateur Maersk RSC (River Shuttle Containers) n’a duré qu’une année. Cette situation illustre simplement le mur auquel se heurte le transfert modal, celui du dumping routier, du dumping sur le prix des carburants non renouvelables et du CO2.

 

Ce système que nous mettons patiemment en place, il ne pourra donc fonctionner qu’avec cette régulation, c’est la condition de son succès.

 

Concernat Calais 2015, la délibération qui nous est proposée consiste uniquement à approuver le document du débat que la CNDP devra elle même approuver le 1er juillet prochain. Je m'associe aux compliments sur la qualité du document élaboré par les services du conseil régional.

Sur le fond, j'ai déjà eu l'occasion hier d'évoquer dans quel esprit les élus Verts rentreraient dans ce débat à l'automne, et quelles étaient nos exigences par rapport à ce projet. J'en citerai deux : l'exigence d'une desserte ferroviaire du port pour le fret, comme pour les passagers. L'autre c'est notre propositon d'une Maison du Détroit, sur le modèle de la Maison de l'Estuaire mise en place pour le projet du Port du Havre Port 2000, lieu de concertation pérenne pour définir, réaliser, évaluer et suivre l'état de la bodiversité et les mesures de génie écologique et d'adaptation au changement climatique pour restaurer et valoriser cette biodiversité, pendant et après le débat public.

 

Monsieur le président, mes chers collègues, je vous remercie."

24.06.2009

Intervention de Dominique Plancke, séance commune CESR et CR du 24 juin 09

Réunir les conditions d’une offre logistique régionale

attractive pour la mise en œuvre du Canal

Seine Nord Europe

 

 

 

Madame la Vice Présidente, Messieurs les Présidents, Monsieur le Préfet, Mesdames et Messieurs, je n’aurai pas la prétention, contrairement à ce qui est indiqué dans l’ordre du jour, de donner la position de la commission transports du conseil régional. Celle ci est multiple politiquement et les différents groupes auront l’occasion de s’exprimer au cours de ces deux jours.

 

Je donnerai donc un point de vue plus personnel, tout en rappelant que les projets évoqués aujourd’hui et demain étaient déjà dans le schéma régional des transports adoptés par notre assemblée en novembre 2006.

Nous avons examiné ce matin différentes pièces de notre puzzle logistique régional, je voudrais rappeler l’évolution, pour ne pas dire la révolution des objectifs auquel il doit répondre pour fabriquer la société durable qui s’annonce, avant d’ajouter quelques nouvelles pièces et de proposer un pilotage à la fois plus large et plus fin pour répondre à ces objectifs.

 

A la première question, « à quoi doit servir notre système logistique ? », je réponds :

 

Ne nous trompons pas de cible, les transports ne doivent plus être les indicateurs du développement économique non durable, mais au contraire les ferments d’une nouvelle organisation industrielle et logistique, au service d’une production calibrée, d’échanges optimisés, dans le respect des objectifs de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre. Dans cette vision, la santé économique symbolisée par les transports de marchandises et des personnes laisse aussi place à l’économie de la connaissance et à la dématérialisation. Dans cette vision, des objectifs d’emplois de toutes qualifications et des objectifs de formation doivent être partagés avec les partenaires sociaux.

 

Nous nous situons donc d’abord dans le champ des enjeux climatiques et dans la perspective de la conférence de Copenhague prévue en décembre où les taux de diminution émissions de gaz à effet de serre seront fixés entre -20 à -40% pour la période de 1990 à 2020.

 

Nous considérons aussi que les projets d’infrastructures doivent améliorer ou restaurer la biodiversité, en d’autres termes, que le génie civil ou mécanique se doublera du génie écologique. Et j’y reviendrai mais j’en dis un mot tout de suite, ces objectifs de résultats doivent être évalués par des indicateurs de résultats, il ne s’agit plus d’objectifs de moyens. Pour illustrer ce propos sur les objectifs climatiques, une voiture propre n’est pas un résultat, c’est un moyen. Mille voitures propres qui transportent mille personnes, cela reste moins efficace que cinq cents modèles plus anciens en covoiturage.

 

Première question, à quoi doit servir notre système logistique ? A engager une nouvelle organisation industrielle qui réponde aux enjeux climatiques. Deuxième question, que mettre en œuvre ? Je vous propose cinq réponses :

 

- Une, la logistique endogène, c'est à dire la logistique des échanges régionaux, doit être explorée à fond, pour privilégier la courte distance.

- Deux, il faut vider les autoroutes des trafics à longue distance, c’est l’objet de nos plates-formes, Lille, Valenciennes, Dourges, je ne rentrerai pas dans le débat, et demain Marquion, mais je veux réinvoquer les projets d’autoroutes de la mer et que nous ayons des perspectives claires sur ce dossier à partir des trois ports de notre façade maritime. Comme cela a été dit avant moi, il faut jouer la complémentarité, pas la dispersion.

- Trois, je reviens sur la régulation du trafic autoroutier, qu’elle soit réglementaire, sur les vitesses par exemple et/ou tarifaire. Nous l’avons écrit dans le schéma des transports il y a deux ans, devons nous encore attendre l’Etat pour avancer ? Mieux exploiter les autoroutes, c’est aussi éviter la saturation et mieux desservir les plates-formes. Cette régulation est un signal sur l’intermodalité, c’est aussi un moyen d’action.

- Quatre enfin, mieux remplir le TER, c’est aussi vider les autoroutes, je le répéterai une nouvelle fois à l’envi, leur saturation est due aux voitures individuelles, pas aux poids lourds.

 

Ces quatre réponses concernent l’objectif de performance logistique allié à celui de réponse au défi climatique, la cinquième répond à celui de restauration de la biodiversité : nous proposons que pour chaque projet d’infrastructure, le maître d’ouvrage, c'est à dire VNF pour Seine Nord Europe, le Conseil Régional pour le débat public sur la pertinence de Calais 2015, le maître d’ouvrage donc institue un lieu de concertation et de collaboration pour définir, réaliser, évaluer et suivre les mesures de génie écologique pour la biodiversité

 

 

Quels objectifs, quels moyens pour réunir les conditions d’une offre logistique régionale attractive? Troisième et dernière question, avec quelle méthode, avec quels acteurs ?

 

Dans ma proposition précédente, je suggérais une « maison du canal » pour Seine Nord, elle accueillerait chasseurs, pêcheurs, naturalistes, scientifiques et aménageurs. Une telle initiative a été prise en Haute Normandie pour accompagner les travaux du Port du Havre. Il faut nous inspirer de cet exemple.

 

J’insiste sur l’étude lancée par le Conseil Régional en janvier, qui doit contribuer à, je cite, « l’élaboration d’une vision de la logistique en Nord - Pas de Calais ». Cette étude vise à mobiliser l’ensemble de nos compétences régionales concernées, les transports, la formation, l’aménagement du territoire et l’économie. Après la phase du diagnostic, je vous assure, et je reprends ma casquette de Président de la Commission,  de la volonté de la commission transports de contribuer à l’élaboration des scénarios. J’y ajoute la nécessité d’une nouvelle consultation du CESR, qui permettra d’actualiser l’avis très intéressant élaboré par cette assemblée en 2007, rappelé en début de séance, et dont j’avais notamment retenu la référence essentielle au contxete belgo-néerlandais et nous proposons que la Commission Transports du Conseil Régional auditionne également des opérateurs logistiques et des compagnies de transport. Dans le nouveau contexte économique, les nouveaux concepts cristalliseront avec les acteurs.

 

Enfin, je reviens sur la démarche d’évaluation, de validation et de promotion des résultats de notre offre logistique au regard des enjeux climatiques : c’est la condition de sa pérennité. Il ne s’agit plus seulement aujourd'hui de transporter des marchandises de façon fiable et économique, il est impératif de garantir l’efficacité énergétique des chaînes logistiques. Monsieur Joignaux l’a rappelé tout à l’heure, nous avons un pôle d’excellence logistique, en lien avec le pôle de compétitivité I-Trans, il pourrait initier ou piloter la recherche sur l’efficacité énergétique des chaînes et des systèmes logistiques et celle sur la promotion des comportements et des chaînes de déplacement et de transport durables.

 

Mesdames et Messieurs, je vous remercie de votre attention.

23.06.2009

24, 25 et 26 juin 09 : séance plénière du Conseil Régional

Les élus régionaux se retrouvent à partir de demain :

- le mercredi 24 de 9 h 30 à 16 h 30 pour une séance commune d'information et de débats entre le Conseil Régional et le Conseil Economique et Social Régional. Cette séance commune sera consacrée à l'offre logistique régionale relative au Canal Seine Nord et au projet Calais Port 2015.

- le jeudi 25 de 9 h 30 à 17 h pour la 1ère journée de la séance plénière. Cette journée permettra aux groupes politiques de se positionner notamment sur différents dossiers : Canal Seine Nord, ports intérieurs...

Des délibérations seront présentées et votées notamment l'une d'elle qui porte sur un avenant à la convention TER Région/SNCF.

L'après-midi sera dédié à la présentation du Compte administratif 2008, du compte de gestion et du budget supplémentaire. Il y aura ensuite expression des groupes politiques puis vote sur les délibérations qui y réfèrent.

- Le vendredi 26 juin de 9 h 30 à 16 h 30 pour la 2ème journée de la séance plénière. Cette journée sera consacrée aux questions orales des groupes politiques, à la présentation du rapport d'activités des services régionaux avec pour la 1ère fois un rapport annuel de Développement Durable des services régionaux.

L'après-midi, le rapport d'activités des services de l'Etat sera présenté et permettra aux conseillers régionaux de poser leurs questions au Préfet.

Comme vous le savez désormais, les séances plénières sont ouvertes au public. Elles se déroulent au Nouveau Siège de Région, 151 Bld Hoover à Lille. N'hésitez pas à vous y rendre !

19.06.2009

Communiqué de presse de Michel AUTES concernant FLAMOVAL

 

L'Etat a finalement décidé d'autoriser la création de l'incinérateur de Flamoval.

On voit bien qu'il y a loin entre les déclarations de bonnes intentions écologiques du Gouvernement et les actes posés par ses représentants.

 

Alors que toutes les études montrent les risques sanitaires encourus par les populations du fait des conséquences de l'incinération, alors que la population du Nord Pas de Calais est déjà fortement touchée par l'imprégnation par les dioxines, alors que les cancers continuent de battre de tristes records en région, l'Etat continue d'accroître les risques, en faisant fi des principes constitutionnels qu'il a lui-même introduits dans la reconnaissance du droit à un environnement sain.

 

La politique c'est d'abord des actes, les déclarations d'intention ne servent à rien, et les habitants du Nord Pas de Calais sauront en juger le moment venu.

 

En attendant, je m'associe à toutes les initiatives et voies de recours qui permettront de revenir sur cette décision si peu responsable.

 

  

Contact Michel AUTES :  03.28.82.50.14

09.06.2009

Découverte des outils d'animation de promotion de la santé en Nord Pas de Calais

Le Groupement Régional Promotion de la Santé Nord - Pas de Calais, son Service Anim'action et l'APPA Nord - Pas-de-Calais, vous proposent une Session de découverte des outils d'animation en promotion de la santé.

30 sessions sont programmées d'ici la fin de l'année.

Destinées aux professionnels du secteur sanitaire, social et de l'enseignement, et aux bénévoles associatifs, ces rencontres se déroulent sur la demi-journée. Elles sont proposées à titre gracieux grâce au soutien financier de l'INPES, du GRSP et du conseil régional.
Plusieurs thématiques y sont abordées : addictions, alimentation, santé environnement, santé des enfants, santé des jeunes.... Vous trouverez dans le lien ci-après le programme détaillé de ces formations, qui se tiennent de juin à décembre dans une vingtaine de villes de la Région.

N'hésitez pas à vous y inscrire !
Ci-après lien vers le programme complet des rencontres :

http://www.appanpc.fr/_adminsite/Repertoire/7/Fichier/23-...

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